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Finance / Epargne / Fiscalité

Doit-on acheter des dollars pendant la crise du coronavirus ?

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Le dollar américain est depuis longtemps une valeur refuge sur les marchés financiers. À l’arrivée du coronavirus, beaucoup d’investisseurs se demandaient si ce serait à nouveau le cas au cours de cette crise sanitaire mondiale. Selon les données du dernier mois, il semble bien que la réponse soit oui.

Le dollar augmente sa valeur face à l’euro

Hier encore, alors que les Etats-Unis ont enregistré leur plus forte hausse de décès causés par le COVID-19, les investisseurs se sont dirigés vers le dollar américain afin de protéger leurs avoirs. Lorsque l’on étudie de plus près les chiffres du 8 mars au 8 avril, on voit bien que le dollar américain assume à nouveau pleinement son statut de valeur refuge.

Au 8 mars, le dollar valait 0.873 euros. Aujourd’hui, pour acheter un dollar, il vous en coûtera 0.921 euros. C’est une augmentation de plus de 5 % en 30 jours. En d’autres mots, si vous aviez investi sur le dollar le 8 mars, vous auriez déjà augmenté votre capital d’une valeur de 5 %. Voilà un exemple qui illustre bien pourquoi le Forex est le marché financier le plus important au monde, alors qu’il s’y transige près de 6 milliards d’euros par jour. Si tu veux en savoir plus sur le Forex, lis ça.

Les problèmes s’accumulent pour les pays membre de la CEE

Plus le coronavirus gagne du terrain et plus le dollar américain augmente sa valeur face à l’euro. Mais ce n’est pas uniquement dû au fait qu’il est une valeur refuge. Les investisseurs savent que les dommages économiques en Europe, causés par la crise, augmentent sans cesse et ils s’inquiètent de la capacité de l’Europe à rebondir une fois la crise passée. Surtout si le confinement général qui s’y déroule se poursuit encore longtemps.

Le besoin d’aide des pays membre augmente lui aussi à chaque jour. Et pourtant, les ministre des Finances de la zone ne parviennent toujours pas à s’entendre sur la manière d’aider les Etats membres. Il existe une dissension sur un point capital entre la France, l’Italie et l’Espagne d’un côté et l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche et la Finlande de l’autre. Alors que les premiers demandent un emprunt commun de l’Europe, qui pourrait prendre la forme de « coronabonds », leurs partenaires demeurent hésitants à prendre cette direction.

Hier, la Banque de France a indiqué que l’économie du pays avait reculé de 6 % au premier trimestre, suite aux différentes mesures prises pour combattre le coronavirus sur le territoire français. Pour trouver une contraction plus importante, il faut retourner à la Seconde Guerre mondiale, ce qui indique bien la gravité de la situation.

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