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Vosges & montagne

Le Hohneck, sommet emblématique

En bref — Le Hohneck culmine à 1 363 mètres sur la ligne de crête entre Lorraine et Alsace. On y monte en voiture par la route des Crêtes ou à pied depuis le col de la Schlucht, en une à deux heures. Au sommet : table d’orientation, vue sur les lacs de Longemer et de Retournemer et, par temps clair, sur les Alpes. Idéal de juin à octobre.

Si le massif des Vosges devait se résumer à un sommet, ce serait celui-là. Le Hohneck n’est pas le plus haut du massif, mais c’est le plus visité, le plus photographié et le plus représentatif : une croupe arrondie couverte de pelouse d’altitude, un versant lorrain qui s’effondre en cirque vers les lacs, un panorama qui embrasse deux régions. Accessible en voiture comme à pied, il concentre en un seul point tout ce qui fait la particularité de cette montagne ancienne.

Un sommet repère, à cheval sur deux versants

Le Hohneck s’élève à 1 363 mètres exactement sur la ligne de partage entre le versant lorrain et le versant alsacien. Il vient juste derrière le Grand Ballon dans la hiérarchie des sommets vosgiens, mais sa position centrale et son profil dégagé en font le point de repère du massif : on l’aperçoit de très loin depuis la plaine comme depuis les vallées. Son nom, d’origine germanique, évoque simplement la hauteur. Longtemps pâturé l’été, le sommet est resté sans forêt, ce qui explique son allure de vaste alpage posé au-dessus des vallées boisées.

Comment monter au Hohneck

La voie la plus simple est la route. Depuis Gérardmer, on rejoint le col de la Schlucht, puis la route des Crêtes vers le sud ; une antenne routière courte mène au parking sommital, à quelques pas du point culminant. Depuis l’Alsace, l’accès se fait par la vallée de Munster et la Schlucht, ou par le col de la Croix et le Markstein. Le stationnement est limité et sature vite les week-ends d’été et lors des belles journées d’automne. En saison froide, l’accès routier dépend de l’ouverture des tronçons de la crête, à vérifier auprès des offices de tourisme.

Le panorama depuis la table d’orientation

Le sommet est aménagé d’une table d’orientation qui aide à nommer ce que l’on voit, et il y a beaucoup à nommer. Vers l’ouest se déploient les vallées lorraines, les lacs et, au loin, le plateau. Vers l’est, la vue plonge sur la vallée de Munster et la plaine d’Alsace, avec la Forêt-Noire en arrière-plan. Par temps très clair, en général l’hiver ou après un passage pluvieux, la ligne des Alpes bernoises apparaît à l’horizon sud-est. Le sud du panorama est occupé par les autres sommets du massif, dont le Grand Ballon, son point culminant à 1 424 mètres.

Le cirque glaciaire et les lacs en contrebas

Ce qui rend le Hohneck spectaculaire, c’est moins son altitude que sa dissymétrie. Côté lorrain, la pente n’est pas une pente : c’est un cirque, creusé par les glaciers quaternaires, qui tombe d’un coup vers le fond de vallée. En bas, deux plans d’eau se succèdent, le petit lac de Retournemer, cerné de forêt, et le lac de Longemer, plus vaste et plus ouvert. Côté alsacien, d’autres cirques abritent les lacs du Schiessrothried et du Fischboedle. Cette géographie de creux et de verrous est la signature glaciaire du massif, et elle se lit d’un seul regard depuis le bord du sommet.

La montée à pied depuis le col de la Schlucht

C’est la randonnée classique, et la meilleure façon d’aborder le sommet. Depuis le col de la Schlucht, à 1 139 mètres, un sentier balisé par le Club vosgien suit la crête vers le sud et gagne le Hohneck en une petite heure à une heure et demie selon le rythme, avec un dénivelé modeste et une vue permanente. L’itinéraire se prolonge facilement en boucle en redescendant par un des sentiers du versant alsacien ou par le vallon des lacs. C’est une sortie accessible à des marcheurs occasionnels et à des enfants habitués à marcher, à condition de partir couvert.

Le sentier des Roches et les itinéraires plus engagés

Les randonneurs expérimentés lui préfèrent souvent le sentier des Roches, tracé au début du tourisme de montagne dans la falaise du versant alsacien, entre la Schlucht et le secteur du Frankenthal. Passerelles, marches taillées et mains courantes s’enchaînent au-dessus du vide : le parcours est superbe mais exigeant, déconseillé par temps humide, gelé ou enneigé, et inadapté aux personnes sujettes au vertige comme aux jeunes enfants. Le GR5, qui traverse tout le massif du nord au sud, passe également par le Hohneck et permet de rejoindre le sommet depuis des points de départ plus lointains.

Le Hohneck en hiver

Le sommet change complètement de visage en saison froide : vent, congères, corniches de neige au bord du cirque et températures nettement plus basses qu’en vallée. Les pentes situées en contrebas alimentent le domaine skiable qui porte son nom, exploité depuis La Bresse, tandis que la crête devient un terrain de raquette et de ski de randonnée. C’est aussi le moment où le sommet est le plus dangereux pour les visiteurs mal équipés : verglas, visibilité nulle en cas de brouillard et bord de cirque impossible à distinguer sous la neige. Renseignez-vous sur les conditions avant de monter.

Une montagne protégée

Les hautes chaumes du Hohneck abritent une flore d’altitude rare à cette latitude, héritée des périodes froides et entretenue par des siècles de pâturage. Le versant alsacien est classé en réserve naturelle, ce qui limite la circulation hors sentiers et encadre les activités. La faune y est bien présente : chamois sur les barres rocheuses, grand tétras dans les forêts d’altitude, faucon pèlerin sur les falaises. Rester sur les chemins balisés n’est donc pas un simple conseil de politesse, c’est une règle qui conditionne la survie de ces milieux fragiles, très exposés au piétinement en haute saison.

Quand venir et combien de temps prévoir

La période la plus confortable va de juin à octobre. Juin et juillet donnent les chaumes en fleurs et des journées longues, septembre et octobre une lumière rase et des couleurs remarquables, avec souvent une mer de nuages sur la plaine au petit matin. En plein été, montez tôt : la fréquentation et la brume de chaleur gâchent la vue en milieu de journée. Comptez une heure sur place pour une visite en voiture, une demi-journée pour la boucle depuis la Schlucht, une journée entière si vous enchaînez avec les lacs ou une portion de la crête.

Nos conseils avant de monter

  • Vérifiez la météo de crête, différente de celle de la vallée : brouillard et vent s’installent vite.
  • Emportez un coupe-vent et une couche chaude, même par grand soleil en août.
  • Chaussez-vous correctement : l’herbe des chaumes est glissante et les abords du cirque sont abrupts.
  • Arrivez tôt ou en fin de journée pour le stationnement et pour la lumière.
  • Ne coupez pas les lacets des sentiers : l’érosion sur les pelouses d’altitude est déjà très visible.

Autour du sommet

Le Hohneck se prolonge naturellement par le reste de la crête, vers le col de la Schlucht au nord et le Markstein au sud. En redescendant côté lorrain, la vallée des Lacs mène à Gérardmer, base pratique pour rayonner, et aux plans d’eau que l’on aperçoit depuis le sommet. Une journée suffit pour associer le sommet, un lac et une ferme-auberge de la crête.

Questions fréquentes

Quelle est l’altitude du Hohneck ?

Le Hohneck culmine à 1 363 mètres. Il se situe juste derrière le Grand Ballon (1 424 m) parmi les plus hauts sommets du massif des Vosges, mais reste le plus connu du versant lorrain.

Peut-on monter au Hohneck en voiture ?

Oui. Une route d’accès part de la route des Crêtes et mène à un parking situé juste sous le sommet. En hiver, l’accès dépend de l’ouverture des tronçons d’altitude, souvent fermés.

Combien de temps dure la montée depuis le col de la Schlucht ?

Comptez de une heure à une heure et demie par le sentier de crête, sans difficulté technique. Prévoyez le double pour l’aller-retour, davantage si vous enchaînez une boucle par les lacs.

Voit-on vraiment les Alpes depuis le Hohneck ?

Par temps très clair, oui : la ligne des Alpes apparaît au sud-est, au-delà de la Forêt-Noire. Ces conditions sont rares et surviennent surtout en hiver ou après une perturbation.

Sources

  • Parc naturel régional des Ballons des Vosges.
  • Offices de tourisme de Gérardmer, de La Bresse et de la vallée de Munster.
  • Club vosgien, sentiers et balisage du massif.
  • Observations de terrain, [votre site].
Un sommet, deux versants, une journée.
Enchaînez la montée avec la traversée intégrale des crêtes vosgiennes et poussez jusqu’au point culminant du massif.

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