Les vitraux de la cathédrale Saint-Étienne de Metz couvrent environ 6 500 m², l’une des plus grandes surfaces vitrées de France, et réunissent sept siècles de création : rosace gothique de 1384, verrières Renaissance de Valentin Bousch, puis Chagall, Villon et Bissière au XXe siècle. L’entrée est gratuite, tous les jours, et compte une heure à une heure et demie pour faire le tour des verrières en prenant le temps de lever les yeux.
L’essentiel à retenir : un parcours de l’art du vitrail du Moyen Âge à l’abstraction, dans un seul édifice, au cœur de Metz.
- Localisation : centre-ville de Metz (Moselle), entrée principale place d’Armes.
- Surface vitrée : 6 496 m², dont 350 m² pour la seule grande verrière occidentale.
- Horaires : ouverte tous les jours, en général de 8 h à 19 h d’avril à octobre et de 8 h à 18 h le reste de l’année (à vérifier avant ta visite).
- Tarif : visite libre gratuite ; la crypte et le Trésor font l’objet d’une formule payante.
- Accessibilité : nef et chœur accessibles en fauteuil par l’entrée place d’Armes ; crypte et Trésor non accessibles.
- À savoir : évite les heures d’office (messes le dimanche à 8 h, 10 h et 11 h 30) si tu veux circuler librement.
Où voir les vitraux et comment s’organiser
La cathédrale se dresse au centre de Metz ; l’adresse officielle est place de Chambre, mais tu entres par la place d’Armes. C’est cette entrée qui permet l’accès en fauteuil roulant à la nef et au chœur. Des places de stationnement réservées aux personnes handicapées existent place d’Armes et place de la Comédie.
En voiture, les parkings les plus proches indiqués par la cathédrale sont celui du Théâtre-Comédie et celui du Centre Saint-Jacques, tous deux à quelques minutes à pied. L’accès à l’édifice est libre et gratuit aux heures d’ouverture ; seule la formule qui combine la crypte et le Trésor est payante. Des visites guidées (individuelles, groupes, scolaires, privées) sont proposées par la cathédrale : les modalités et tarifs se consultent sur son site.
Pense aux offices : laudes à 8 h 40, messes le dimanche à 8 h, 10 h et 11 h 30. Pendant ces moments, la circulation des visiteurs dans le chœur est forcément limitée.
Sept siècles de vitraux : qui a fait quoi
La cathédrale actuelle résulte de la fusion de deux églises, Saint-Étienne et Notre-Dame-la-Ronde. Le chantier gothique démarre vers 1235-1240 et l’édifice est consacré en 1550. Avec une nef haute de 41,41 m les murs laissent une place immense au verre. Le surnom de « Lanterne de Dieu » lui a été donné en 1846 par Joseph Bard.
| Époque | Artiste | Emplacement | Date |
|---|---|---|---|
| Gothique | Hermann de Münster | Grande rosace de la façade ouest (11 m de diamètre) | 1384 |
| Fin du gothique | Théobald de Lixheim | Verrière du bras nord du transept | 1504 |
| Renaissance | Valentin Bousch | Bras sud du transept, une grande partie du chœur | 1521-1527 (transept sud), travaux jusqu’en 1539 |
| XIXe siècle | Laurent-Charles Maréchal (École de Metz) | Chapelle Notre-Dame-la-Ronde | XIXe siècle |
| XXe siècle | Jacques Villon (réalisation : atelier Simon) | Chapelle du Saint-Sacrement | 1957 |
| XXe siècle | Marc Chagall (avec Charles Marq, atelier Simon de Reims) | Déambulatoire, transept, triforium | 1958-1968, pose définitive en 1970 |
| XXe siècle | Roger Bissière | Baies des portails des tours du Chapitre et de la Mutte | commande de 1960 |
Que regarder en priorité
La rosace d’Hermann de Münster
Commence par te retourner vers la façade ouest. La grande verrière occidentale occupe à elle seule 350 m², et sa rosace mesure 11 m de diamètre. Elle a été réalisée en 1384 par Hermann de Münster ; le maître verrier fut inhumé dans la cathédrale en reconnaissance de son travail. Son programme illustre la concordance entre les articles du Symbole des Apôtres et leur préfiguration dans l’Ancien Testament.
Les transepts : Lixheim au nord, Bousch au sud
Le bras nord du transept conserve la verrière de Théobald de Lixheim, datée de 1504 et restaurée entre 1907 et 1910. En face, le bras sud abrite l’œuvre majeure de Valentin Bousch, exécutée de 1521 à 1527. Né à Strasbourg à la fin du XVe siècle, Bousch est d’abord actif à la basilique de Saint-Nicolas-de-Port (1514-1520), où il réalise de nombreuses verrières, puis devient maître verrier de la cathédrale de Metz à partir de 1520. Il y exécute, sur commande du chapitre, la majorité des vitraux du chœur et du transept sud, achevés en 1539. Il meurt à Metz en 1541.
Comparer les deux transepts est le meilleur moyen de voir le passage du gothique finissant à la Renaissance à vingt ans d’écart.
Les vitraux de Chagall
Marc Chagall intervient d’abord sur deux baies du déambulatoire (1958), puis dans le transept et enfin au triforium (1968). Les verrières sont installées définitivement en 1970, après avoir été présentées lors d’une rétrospective au Grand Palais. Tu y retrouves de grandes figures bibliques : Adam et Ève, Abraham, Jacob, Moïse, David et Jérémie. Elles ont été réalisées avec le maître verrier Charles Marq, de l’atelier Simon à Reims.
Villon et Bissière, les modernes discrets
Dans la chapelle du Saint-Sacrement, Jacques Villon a fourni les cartons de la Cène et de la Crucifixion, transposés en vitraux en 1957 par le verrier Simon. Pour les baies des portails des tours du Chapitre et de la Mutte, Roger Bissière reçoit commande en 1960 de verrières sans aucune figure : c’est la première œuvre non figurative installée dans une cathédrale en France. Beaucoup de visiteurs passent devant sans les remarquer, pense à les chercher en entrant ou en sortant.
Comment les vitraux ont traversé la Seconde Guerre mondiale
En 1938, par précaution, les vitraux anciens sont démontés et mis en caisses dans la crypte. Récupérés par l’occupant, ils sont expédiés en Allemagne ; selon l’historique de la cathédrale, ils auraient été retrouvés à la fin de la guerre par les Américains dans une mine de sel à Altaussee, en Autriche. Ce détour explique en partie pourquoi les verrières médiévales et Renaissance sont encore là aujourd’hui.
Conseils pour profiter de la lumière
- Entre par la place d’Armes et commence par la façade ouest pour la rosace de 1384.
- Remonte la nef jusqu’à la croisée et compare les deux transepts (1504 au nord, 1521-1527 au sud).
- Poursuis par le déambulatoire pour les baies de Chagall, puis lève les yeux vers le triforium.
- Passe par la chapelle du Saint-Sacrement (Villon) et la chapelle Notre-Dame-la-Ronde (Maréchal).
- Termine par les portails des tours du Chapitre et de la Mutte pour les verrières de Bissière.
Les vitraux changent selon l’orientation du soleil : une verrière exposée à l’est ou au sud n’a pas le même éclat le matin et en fin d’après-midi. Par temps couvert, les couleurs restent lisibles mais plus sourdes. Une paire de jumelles aide beaucoup pour lire les scènes placées en hauteur, notamment au triforium.
FAQ
Combien de mètres carrés de vitraux compte la cathédrale de Metz ?
La cathédrale Saint-Étienne compte 6 496 m² de vitraux, l’une des plus grandes surfaces vitrées de France. La grande verrière de la façade ouest représente à elle seule 350 m².
La visite de la cathédrale de Metz est-elle payante ?
Non, l’accès à la cathédrale et à ses vitraux est libre et gratuit aux heures d’ouverture. Seule la formule qui donne accès à la crypte et au Trésor est payante.
Où sont les vitraux de Chagall dans la cathédrale de Metz ?
Ils se trouvent dans le déambulatoire (deux baies réalisées en 1958), dans le transept et au triforium (1968). Ils ont été posés définitivement en 1970 et représentent notamment Adam et Ève, Abraham, Jacob, Moïse, David et Jérémie.
Quels sont les horaires d’ouverture de la cathédrale Saint-Étienne ?
Elle est ouverte tous les jours, habituellement de 8 h à 19 h d’avril à octobre et de 8 h à 18 h de novembre à mars. Vérifie avant ta visite, et évite les heures de messe du dimanche matin pour circuler librement.
La cathédrale de Metz est-elle accessible en fauteuil roulant ?
Oui en partie : l’entrée principale place d’Armes permet d’accéder en fauteuil à la nef et au chœur, d’où l’on voit la plupart des verrières. La crypte et le Trésor ne sont pas accessibles aux personnes en fauteuil.
Qui a réalisé la grande rosace de la cathédrale de Metz ?
La rosace de la façade ouest, de 11 m de diamètre, est l’œuvre du maître verrier Hermann de Münster, qui l’a réalisée en 1384. Il a été inhumé dans la cathédrale.

